KRISHNAMURTI
( 1895-1986 )
Il est né en Inde d'une famille nombreuse de 10 enfants.
Remarqué par la société Théosophique, il va être pris en charge par celle-ci dès l'âge de 13 ans. Il aura une éducation bourgeoise, occidentale.
Il ne manquera de rien.
Grand penseur, il ne croit pas au rôle de gourou qu'on veut lui imposer. Et dans les années 1920, il remet en cause sa prison dorée, et a le courage de rompre définitivement avec la Société Théosophique.
« Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour découvrir toi-même. »
Par la suite et jusqu'à la fin de sa vie, il voyagera beaucoup et donnera des conférences à travers le monde.
En 1927, il déclare :
« La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit : aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue: et je le maintiens d'une façon absolue et inconditionnelle. La Vérité, étant
illimitée, inconditionnée, inapprochable par quelque sentier que ce soit, ne peut pas être organisée. On ne devrait donc pas créer d'organisations qui incitent les hommes à suivre un chemin particulier. »
Vers la fin de sa vie, il se rend compte que la recherche de l'extase est une perte de temps :
« La méditation est pour moi quelque chose de très important;
je médite régulièrement, deux fois par jour depuis plus de 25 ans.
J'ai consulté différents maîtres et j'ai suivi plusieurs méthodes de méditation;
Toutes mènent à un certain point, où j'ai toujours l'impression de n'être plus que la confirmation d'un système, ce qui n'était pas mon but.
Mais toutes ces expériences m'ont permis de dominer parfaitement mes pensées et je contrôle fort bien mes émotions.
J'ai fait des exercices de respiration afin de parvenir à la tranquillité du corps et de l'esprit.
J'ai répété les mots sacrés et j'ai observé de longues périodes de jeûne.
Mais après toutes ces années, je ne trouve pas la paix.
En de rares occasions, j'ai connu quelques moments extraordinaires de véritable extase.
Mais il me semble que je ne peux pas dépasser l'illusion de mon propre esprit et j'en suis éternellement prisonnier.
Un nuage de désespoir et de perturbation m'environne et la douleur s'accentue. »
Vraiment, il fallait oser le dire !